Déplacez votre VM dans une Zone Azure

Il y a quelques jours, Microsoft vient d’annoncer une nouvelle fonctionnalité de migration très intéressante pour les machines virtuelles déjà en place : la possibilité de déplacer une machine virtuelle, actuellement non zonée, vers une zone précise de la région Azure.

Pourquoi faire ? Pour accroitre la résilience de l’infrastructure 🙏

Annoncé le 12 décembre dernier sur blog Azure, cette fonctionnalité dédié aux machines virtuelles vient compléter la récente annonce datée d’octobre sur l’Expansion zonale des Azure VMSS.

Voici d’ailleurs un schéma montrant l’intégration de 3 zones au sein d’une seule région Azure :

Microsoft a déjà mis à disposition la documentation sur ce nouveau type de migration :

En revanche, la possibilité d’utiliser ce type de migration dépendra de votre scénario actuel :

ScénarioAssistance techniqueDétails
Machine virtuelle à instance uniquePrise en chargeLe déplacement régional vers zonal de machines virtuelles à instance unique est pris en charge.
Machines virtuelles au sein d’un groupe à haute disponibilitéNon pris en charge
Machines virtuelles à l’intérieur de groupes de machines virtuelles identiques avec orchestration uniformeNon pris en charge
Machines virtuelles à l’intérieur de groupes de machines virtuelles identiques avec orchestration flexibleNon pris en charge
Régions prises en chargePrise en chargeSeules les régions prises en charge par la zone de disponibilité sont prises en charge. En savoir plus sur les détails de la région.
Machines virtuelles déjà situées dans une zone de disponibilitéNon pris en chargeLe déplacement interzone n’est pas pris en charge. Seules les machines virtuelles qui se trouvent dans la même région peuvent être déplacées vers une autre zone de disponibilité.
Extensions de machine virtuelleNon pris en chargeLe déplacement de machine virtuelle est pris en charge, mais les extensions ne sont pas copiées sur une machine virtuelle zonale cible.
Machines virtuelles avec lancement fiablePrise en chargeRéactivez l’option Analyse de l’intégrité dans le portail et enregistrez la configuration après le déplacement.
Machines virtuelles confidentiellesPrise en chargeRéactivez l’option Analyse de l’intégrité dans le portail et enregistrez la configuration après le déplacement.
Machines virtuelles de 2e génération (démarrage UEFI)Prise en charge
Machines virtuelles dans des groupes de placement de proximitéPrise en chargeLe groupe de placement de proximité source (PPG) n’est pas conservé dans la configuration zonale.
VM spot (machines virtuelles de basse priorité)Prise en charge
Machines virtuelles avec hôtes dédiésPrise en chargeL’hôte dédié de machine virtuelle source ne sera pas conservé.
Machines virtuelles avec mise en cache de l’hôte activéePrise en charge
Machines virtuelles créées à partir d’images de la Place de marchéPrise en charge
Machines virtuelles créées à partir d’images personnaliséesPrise en charge
Machine virtuelle avec licence HUB (Hybrid Use Benefit)Prise en charge
Stratégies RBAC de machine virtuelleNon pris en chargeLe déplacement de machine virtuelle est pris en charge, mais les RBAC ne sont pas copiés sur une machine virtuelle zonale cible.
Machines virtuelles utilisant l’accélération réseauPrise en charge

Pourquoi migrer dans une Zone de disponibilité Azure ?

Les avantages à utiliser les zones de disponibilité Azure sont les suivants:

  • Pour des raisons de besoins de fiabilité et de performance.
  • Pour une reprise après sinistre sans compromettre la résidence des données.

Pour rappel, la SLA sera différente si la VM est toute seule, ou si elle est accouplée à une autre VM dans une Availability Set ou Availability Zone :

Afin de se faire une meilleure idée sur cette migration, je vous propose de réaliser un petit exercice, dont les tâches seront les suivantes :

Etape 0 – Rappel des prérequis :

Pour réaliser cet exercice sur la bascule d’une VM dans une zone d’Azure, il vous faudra disposer des éléments suivants :

  • Un tenant Microsoft
  • Une souscription Azure valide

Afin de pouvoir tester cette fonctionnalité toujours en préversion, il est nécessaire de créer une machine virtuelle non Zonée (ou Régionale).

Etape I – Préparation de la VM Régionale :

Pour cela, rechercher le service Machines virtuelles sur le portail Azure :

Cliquez-ici pour commencer la création de la première machine virtuelle :

Renseignez les informations de base relatives à votre VM en choisissant aucune redondance :

Choisissez la taille de votre VM, définissez un compte administrateur local, bloquer les ports entrants, puis cliquez sur Suivant :

Aucune modification n’est à faire sur cet onglet, cliquez sur Suivant :

Aucune modification n’est à faire sur cet onglet, cliquez sur Suivant :

Décochez l’extinction automatique de la machine virtuelle, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création de la première VM, puis attendez environ 2 minutes :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour consulter votre première machine virtuelle :

Cliquez-ici pour déclencher le déploiement du service Azure Bastion :

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la VM :

Ouvrez une ou plusieurs applications en enregistrant le travail effectué :

Notre première machine virtuelle non-zonée ou régionale est maintenant opérationnelle. Nous pouvons dès à présent lancer le processus de migration vers la zone souhaitée.

Etape II – Déplacement de la VM Régionale dans une Zone :

Pour commencer ce processus, rendez-vous dans l’un des 2 menus suivants :

  • Cliquez sur le menu à gauche appelé Disponibilité + dimensionnement.
  • Cliquez sur le bouton d’édition à droite pour modifier la Zone de disponibilité.

Cliquez-ici pour démarrer le processus de migration :

Choisissez la zone cible pour la migration :

Attendez environ 2-3 minutes afin qu’Azure mette en place les droits RBAC nécessaires pour procéder à la migration :

Une notification Azure apparaît également :

Un nouveau groupe de ressources est créé par cette même occasion :

Des droits RBAC sont également générés au niveau de la souscription Azure concernée :

Une fois le traitement terminé, l’écran suivant apparait, modifiez les champs au besoin :

Dans mon cas, j’ai modifié les valeurs suivantes, puis j’ai cliqué sur Valider :

  • Création d’un nouveau groupe de ressources
  • Création de nouvelles ressources pour tous les objets existants
  • Modification des noms des ressources

La validation entraine une seconde vérification des paramètres modifiés :

Une nouvelle notification Azure apparait indiquant que le traitement est en cours :

Environ 30 secondes plus tard, le traitement de validation se termine :

Lancez le déplacement des ressources en cochant la case ci-dessous, puis en cliquant sur Déplacer :

Le traitement démarre et vous informe que celui-ci durera plusieurs minutes :

Le nouveau groupe de ressources Azure se créé avec les ressources commencent également à y apparaître :

La session de bureau à distance ouverte via Azure Bastion sur la première machine virtuelle se ferme, comme attendu :

Un rapide contrôle du statut de la première machine virtuelle nous montre que cette dernière s’est bien arrêtée :

Le groupe de ressource créé par le service de déplacement nous montre la présence d’une collection de points de restauration :

Celle-ci contient bien un point de restauration lié au traitement de migration de la VM :

Environ 5 minutes plus tard, l’écran nous indique que le traitement est terminé. On y apprend également plusieurs choses :

  • La première machine virtuelle a bien été arrêtée, mais n’a pas été supprimée
  • La seconde machine virtuelle est bien démarrée et est localisée dans la zone 3

Des consignes post-déploiement sont même affichées afin de vous guider sur la suite :

Le nouveau groupe de ressources créé par la migration montre bien toutes les ressources configurées selon les options renseignées :

De retour dans le groupe de ressources précédent, la collection des points de restauration a disparu après la migration :

Etape III – Contrôle de la VM zonée :

Les deux machines virtuelles sont bien présentes et visibles, cliquez sur la nouvelle VM :

Vérifiez la présence de la zone 3, puis cliquez sur le Editer :

Microsoft vous indique qu’il n’est pas encore possible de déplacer des ressources entre les zones dans une région Azure :

Cette information de zone de notre machine virtuelle est aussi disponible ici :

Comme un nouveau réseau virtuel a été recréé dans mon exemple, pour me connecter en RDP, je dois effectuer une des actions suivantes :

  • Redéployer un service Azure Bastion
  • Utiliser l’adresse IP publique
  • Appairer les 2 réseaux virtuels entre eux

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la première VM :

Vérifiez la présence du travail effectué précédemment :

Etape IV – Nettoyage des ressources non zonées :

Important : l’infrastructure existante telle que les VNET, les sous-réseaux, les NSG, les LB, … tirent déjà parti d’une configuration zonale, nous aurions pu les garder au lieu d’en recréer.

Si tout est OK pour vous, il ne vous restera qu’à supprimer les deux groupes de ressources suivants :

  • Groupe de ressources contenant l’ancienne machine virtuelle
  • Groupe de ressource contenant les composants liés à la migration

La suppression d’un groupe de ressources Azure s’effectue très simplement :

Confirmez l’ordre de suppression :

Conclusion

Microsoft automatise tous les jours un peu plus certaines tâches manuelle au fil des améliorations faites à Azure. Tous les gains d’efficacité doivent également profiter aux ressources déjà déployées.

On pourra peut-être bientôt voir le même type de processus automatisé intégrer des machines virtuelles existantes dans des Availability Sets ou des Proximity placement groups 😎

Azure Site Recovery pour des serveurs sur site

En cas de sinistre informatique, il n’y a aucun moyen de savoir ce qui peut frapper ou comment votre l’infrastructure peut en être affectée. Toutefois, en adoptant une approche réfléchie de la planification en cas de catastrophe, vous créer une tranquillité d’esprit si votre entreprise devait être confrontée à un sinistre.

Azure Site Recovery : permet d’assurer la continuité de l’activité en maintenant l’exécution des charges de travail et applications métier lors des interruptions. Site Recovery réplique les charges de travail s’exécutant sur des machines virtuelles et physiques depuis un site principal vers un emplacement secondaire.

En cas d’interruption au niveau de votre site principal, vous basculez vers un emplacement secondaire, depuis lequel vous pouvez accéder aux applications. Quand l’emplacement principal est de nouveau fonctionnel, vous pouvez effectuer une restauration automatique vers celui-ci.

Microsoft Learn

Voici une vidéo qui parle des mécanismes d’Azure Site Recovery :

Afin de se faire une meilleure idée sur l’hibernation d’Azure, je vous propose de réaliser un petit exercice combinant Azure Site Recovery et Hyper-V :

Etape 0 – Rappel des prérequis :

Pour réaliser cet exercice sur Azure Site Recovery, il vous faudra disposer de :

  • Un tenant Microsoft
  • Une souscription Azure valide

Important : Pour cela, je vous propose de simuler deux serveurs sous Windows Server 2019 grâce à un environnement virtualisé de type Hyper-V hébergé lui sur Azure

Dans Azure, il est en effet possible d’imbriquer de la virtualisation. Cela demande malgré tout quelques exigences, comme le SKU de la machine virtuelle Hyper-V, mais aussi sa génération.

Etape I – Préparation de la machine virtuelle hôte (Hyper-V) :

Depuis le portail Azure, commencez par rechercher le service des machines virtuelles :

Cliquez-ici pour créer votre machine virtuelle hôte (Hyper-V) :

Renseignez tous les champs de base de votre machine virtuelle Hyper-V :

Choisissez une taille de machine virtuelle présent dans la famille Dsv3 :

Définissez un compte administrateur local, puis cliquez sur Suivant :

Rajoutez un second disque pour stocker la machine virtuelle invitée (Windows 11),créée plus tard dans notre machine virtuelle hôte (Hyper-V) :

Conservez les options par défaut, puis cliquez sur OK :

Cliquez ensuite sur Suivant :

Retirez l’adresse IP publique (pour des questions de sécurité), puis cliquez sur Suivant :

Décochez l’extinction automatique de la machine virtuelle, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création de la première VM, puis attendez environ 3 minutes :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour consulter votre machine virtuelle Hyper-V :

Cliquez-ici pour déclencher le déploiement du service Azure Bastion :

Attendez environ 5 minutes qu’Azure Bastion soit déployé pour continuer cet exercice :

La notification suivante vous indique alors le succès de la création d’Azure Bastion :

La configuration Azure est maintenant terminée, la suite va se passer sur la machine virtuelle Hyper-V.

Etape II – Configuration Hyper-V :

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la VM :

Une fois connecté sur votre machine virtuelle hôte (Hyper-V), ouvrez Windows PowerShell :

Exécutez la commande suivante pour installer les deux rôles suivants :

  • Rôle DHCP
  • Rôle Hyper-V
Install-WindowsFeature -Name DHCP,Hyper-V  –IncludeManagementTools

Attendez environ une minute que l’installation des rôles se termine :

Lancez la commande suivante pour lancer un redémarrage de votre VM hôte (Hyper-V) :

Shutdown -R

Attendez environ 30 secondes que le redémarrage se termine pour se reconnecter à celle-ci, toujours via Azure Bastion :

Une fois la session Bastion rouverte, ouvrez PowerShell en mode ISE :

Lancez le script suivant afin de créer un switch virtuel dans Hyper-V, et de type interne :

$switchName = "InternalNAT"
New-VMSwitch -Name $switchName -SwitchType Internal
New-NetNat –Name $switchName –InternalIPInterfaceAddressPrefix “192.168.0.0/24”
$ifIndex = (Get-NetAdapter | ? {$_.name -like "*$switchName)"}).ifIndex
New-NetIPAddress -IPAddress 192.168.0.1 -InterfaceIndex $ifIndex -PrefixLength 24

Lancez le script suivant afin de configurer un périmètre DHCP avec une règle de routage, et le serveur DNS d’Azure :

Add-DhcpServerV4Scope -Name "DHCP-$switchName" -StartRange 192.168.0.50 -EndRange 192.168.0.100 -SubnetMask 255.255.255.0
Set-DhcpServerV4OptionValue -Router 192.168.0.1 -DnsServer 168.63.129.16
Restart-service dhcpserver

Ouvrez le Gestionnaire de disques depuis le menu démarrer afin de configurer le disque de données ajouté sur votre VM hôte (Hyper-V) :

Dès l’ouverture du Gestionnaire de disques, cliquez sur OK pour démarrer l’initialisation du disque de données :

Sur celui-ci, créez un nouveau volume :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

L’environnement Hyper-V est maintenant en place. Nous allons pouvoir créer ensemble deux machine virtuelles :

  • Windows Server 2019 pour jouer le rôle d’Appliance Azure Site Recovery
  • Windows Server 2019 pour jouer le rôle d’un serveur on-premise

Etape III – Création des machines virtuelles (Appliance / SRV) :

Pour cela, il est nécessaire de récupérer une image au format ISO de Windows Server 2019 afin de créer la machine virtuelle Appliance, puis d’y installer l’OS.

Toujours sur la machine virtuelle hôte (Hyper-V), ouvrez le navigateur internet Microsoft Edge.

Rendez-vous sur la page suivante pour télécharger l’ISO de Windows Server 2019, puis effectuez les actions suivantes :

Attendez quelques minutes pour que le téléchargement de l’ISO se termine :

Depuis votre VM hôte (Hyper-V), rouvrez votre console Hyper-V Manager, puis cliquez-ici pour créer votre première machine virtuelle Appliance :

Cliquez sur Suivant :

Modifier les informations suivantes pour pointer vers le nouveau lecteur créé sur la VM hôte (Hyper-V), puis cliquez sur Suivant :

Pensez à bien choisir Génération 2 :

Modifier la taille de la mémoire vive allouée à la VM Appliance, puis cliquez sur Suivant :

Utilisez le switch créé précédemment, puis cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

Utilisez le fichier ISO de Windows Server 2019 téléchargé précédemment, puis cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Terminer pour finaliser la création de votre machine virtuelle archive :

Modifiez le nombre de processeurs virtuels, puis cliquez sur OK :

Cliquez-ici pour lancer le démarrage de la VM archive :

Appuyez sur n’importe quelle touche du clavier pour démarrer sur l’image ISO de Windows Server 2019 :

Choisissez les informations de langue qui vous correspondent, puis cliquez sur Suivant :

Lancez l’installation de Windows Server 2019 :

Choisissez une version suivante de Windows Server 2019, puis cliquez sur Suivant :

Acceptez les termes et conditions de Microsoft, puis cliquez sur Suivant :

Sélectionnez l’installation personnalisée de Windows Server 2019 :

Validez l’installation sur le seul disque disponible, puis cliquez sur Suivant :

Attendez maintenant que l’installation de Windows Server 2019 commence :

En attentant que l’installation de Windows Server 2019 se finisse sur la machine virtuelle Appliance, créez une seconde machine virtuelle appelée et SRV de génération 1 :

De la même manière que pour la VM appliance, lancez l’installation de Windows Server 2019 sur la VM SRV :

Une fois les deux installations terminées, définissez un mot de passe pour le compte administrateur local :

Sur les 2 VMs, renseignez le mot de passe administrateur pour ouvrir une sessions Windows :

Désactivez la sécurité Internet Explorer, puis cliquez sur OK :

Depuis Internet Explorer, recherchez puis installez Edge :

Nous deux machines virtuelles sont correctement installées. La suite consiste à mettre en place l’appliance d’Azure Site Recovery.

Etape IV – Configuration Azure Site Recovery :

Retournez sur le portail Azure afin de créer le Coffre de restauration (Azure Recovery Vault) :

Renseignez les informations de base de votre Coffre de restauration, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création de Coffre de restauration, puis attendez environ 1 minute :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour commencer la configuration de Coffre de restauration :

Préparer l’infrastructure on-premise en cliquant ici :

Cliquez sur le lien suivant afin d’ouvrir la documentation Microsoft :

Copiez le lien ci-dessous (ou ici) afin de télécharger l’appliance dédiée à Azure Site Recovery :

Collez ce lien dans la machine virtuelle Appliance, puis attendez la fin du téléchargement :

Une fois l’archive ZIP téléchargé, ouvrez le dossier contenant celle-ci :

Avant de décompresser l’archive ZIP, débloquez celle-ci grâce à la case suivante, puis cliquez sur OK :

Lancez l’extraction dans le dossier de votre choix :

Attendez environ 3 minutes que l’archive ZIP se décompresse en totalité :

Sur la machine virtuelle Appliance, ouvrez une session PowerShell, puis positionnez-vous le dossier où l’archive ZIP a été extraite :

Lancez la commande PowerShell suivante :

.\DRInstaller.ps1

Confirmez la réponse avec Y :

Attendez environ 2 minutes que le traitement PowerShell se termine :

Vérifiez qu’aucune erreur n’a été remontée dans la fenêtre PowerShell :

Toujours sur la VM Appliance, retrouvez le dossier Software créé à la racine du disque Q afin de modifier ses propriétés :

Dans l’onglet Partage, cliquez sur le bouton Partager :

Confirmez les utilisateurs voulus, puis cliquez sur Partager :

Copiez le chemin du partage puis fermez la fenêtre de configuration du partage :

Lancez les 2 actions suivantes respectivement sur les deux VMs :

  • Sur la machine virtuelle Appliance, ouvrez Microsoft Azure Appliance Configuration Manager (présent sur le bureau )
  • Sur la machine virtuelle SRV, utilisez l’explorateur Windows pour vous rendre sur le chemin du partage activé précédemment

Sur la VM Appliance, vérifiez le bon fonctionnement réseau ainsi que les préconisations minimales, puis cliquez sur Continuer :

Attendez le contrôle de version, puis cliquez sur Continuer :

Cliquez sur Sauvegarder :

Cliquez sur Continuer :

Coller la clef précédemment présentée sur votre Coffre de restauration Azure, puis cliquez sur Login :

La fenêtre suivante s’ouvre afin que vous puissiez copier le code d’identification dans Azure :

Renseignez ce code dans la fenêtre d’authentification Azure, puis cliquez sur Suivant :

Renseignez vos identifiants Azure :

Réussissez le challenge MFA si nécessaire :

Cliquez sur Continuer afin d’autoriser la configuration avec Azure :

Vérifiez la confirmation Azure :

Attendez que l’enregistrement sur Azure se termine :

Cliquez sur Continuer :

Cochez la case suivante puis cliquez sur Continuer :

Ajoutez les informations relatives (identifiants / IP) à la machine virtuelle SRV :

Une fois ces informations renseignées, cliquez sur Continuer :

Comme indiqué, attendez jusqu’à 30 minutes que le traitement se termine :

En attendant, lancez l’installation de l’agent sur la machine virtuelle SRV disponible sur le partage réseau activé précédemment :

Cliquez sur Suivant :

Attendez environ 2 minutes que l’installation se termine :

Une fois l’installation terminée, cliquez ici pour configurer l’agent :

Copiez les détails de la machine virtuelle SRV dans le bloc-notes :

Créez sur le partage réseau un fichier texte contenant les détails de la machine virtuelle SRV, collez le contenu de ce fichier texte sur la machine virtuelle Appliance, puis téléchargez le fichier de configuration :

Sauvegardez le fichier de configuration téléchargé précédemment sur le partage réseau, puis insérez le dans la configuration de la machine virtuelle SRV :

Lancez le traitement de configuration, puis attendez environ 1 minute :

Cliquez sur terminer une fois tous les voyants au vert :

De retour sur Azure, vérifiez la bonne configuration de l’infrastructure de reprise dans le Coffre de restauration :

La configuration d’Azure Site Recovery est maintenant terminée. La prochaine étape consiste en la mise en place de la réplication vers Azure.

Etape V – Activation de la réplication :

Activez la réplication de votre VM SRV via le menu suivant :

Choisissez votre VM SRV dans la liste des machines à répliquer, puis cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Suivant :

Renseignez tous les champs ci-dessous, puis cliquez sur Suivant :

Activez la réplication Azure :

Une première notification Azure apparaît pour vous signaler la mise en place des ressources :

Puis une seconde notification Azure apparaît pour vous indiquer le démarrage de la réplication de votre VM SRV :

Un clic sur cette notification nous affiche toutes les étapes et travaux réalisés au sein du Coffre de restauration :

Environ 10 minutes, une nouvelle notification nous indique le succès de la configuration de réplication :

Cliquez ici pour suivre l’avancement de la réplication des données vers Azure :

La machine virtuelle SRV est maintenant répliquée dans Azure. Nous allons maintenant pouvoir tester la réplication ASR via la fonction de bascule (failover).

Etape VI – Test de la réplication :

Environ 45 minutes après, la machine virtuelle SRV est enfin répliquée dans Azure et son statut change en Protégée :

Consultez les informations dont le RPO :

Consultez le schéma complet de réplication ASR :

Vérifiez et modifiez ci-dessous les informations VM et réseau :

Vérifiez et modifiez ci-dessous les informations des disques :

De retour sur la machine virtuelle SRV, créez un fichier image, puis enregistrez-le sur le bureau :

Attendez environ 10 minutes, puis lancez l’opération de bascule vers Azure :

Cochez la case suivante, plus cliquez-ici :

Confirmez votre action en cliquant ici :

Une nouvelle notification Azure apparaît pour vous indiquer la création de la machine virtuelle SRV dans Azure :

Consultez le nouveau groupe de ressources Azure créé pour la réplication :

Attendez la seconde notification Azure vous indiquant le succès du traitement de bascule :

Rafraichissez la page du groupe de ressources créé par ASR afin de constate la présence de la nouvelle machine virtuelle SRV :

Vérifiez la configuration CPU / Mémoire :

Cliquez-ici pour déclencher le déploiement du service Azure Bastion :

La notification suivante vous indique alors le succès de la création d’Azure Bastion :

Lancez le script PowerShell suivant afin d’activer le service de bureau à distance :

Set-ItemProperty -Path 'HKLM:\System\CurrentControlSet\Control\Terminal Server' -name "fDenyTSConnections" -value 0

Enable-NetFirewallRule -DisplayGroup "Remote Desktop"

Environ 30 secondes plus tard, le traitement est exécuté avec succès :

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les mêmes identifiants administrateurs :

Réouvrez le fichier image créé précédemment avant la bascule :

Conclusion :

Malgré une mise en place un peu longue et des exigences de puissance CPU / Mémoire concernant la machine virtuelle appliance, la mise en place d’Azure Site Recovery a bien fonctionné. Que demandez de plus 😎🥳

Hibernez votre AVD ⛄❄️

Non cet article n’est pas un doublon du précédent, appelé Faites hiberner vos VMs, et parlant d’une méthode astucieuse pour ne pas entièrement éteindre une VM lorsque l’on souhaite réduire les coûts. Vous l’aurez compris, Microsoft propose également l’hibernation de VM pour son produit VDI phare : Azure Virtual Desktop.

Ça y est, l’Ignite de Microsoft est juste terminé ! Beaucoup de news très intéressantes ont été annoncées concernant Azure. Je vous invite d’ailleurs à lire le Book of news de cette édition 2023.

Concernant l’hibernation d’Azure, voici quelques petits rappels :

  • Lorsqu’on hiberne une VM Azure : ce dernier échange avec l’OS afin de stocker le contenu de la mémoire de la VM sur le disque du système d’exploitation, puis désalloue la VM.
  • Lorsque la VM est redémarrée et sort d’hibernation : le contenu de la mémoire est retransféré du disque OS vers la mémoire. Cela permet alors de retrouver les applications et processus en cours d’exécution.

Si l’envie vous prend d’en savoir un peu plus, je vous invite à lire l’article de la semaine dernière. Enfin, une toute nouvelle vidéo de Dean parle de l’hibernation dans un environnement AVD, le combo ultime :

Inutile de reparler en détail de l’hibernation, comme toujours je vous propose de réaliser un petit exercice, combinant AVD et l’hibernation.

Etape 0 – Rappel des prérequis :

Pour réaliser cet exercice d’hibernation sur des VMs Azure Virtual Desktop, il vous faudra disposer de :

  • Un tenant Microsoft
  • Une souscription Azure valide

Etape I – Préparation de l’environnement Azure :

Avant de pouvoir tester cette fonctionnalité toujours en préversion, il est nécessaire d’activer cette dernière sur la souscription Azure concernée.

Pour cela, rendez-vous dans le portail Azure, sur la page des fonctionnalités en préversion de votre souscription, puis effectuez une activation en recherchant celle-ci comme ci-dessous :

Attendez environ une minute que votre demande soit acceptée par Microsoft :

La notification suivante vous indique alors le succès de l’opération :

La suite consiste maintenant à créer un environnement AVD et avec l’hibernation activée.

Etape II – Déploiement de l’environnement AVD :

Avant cela, nous avons besoin de créer un réseau virtuel Azure. Pour cela, rendez-vous dans le portail Azure, puis commencez sa création :

Nommez celui-ci, puis cliquez sur Vérifier:

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création du réseau virtuel, puis attendez environ 1 minute :

Continuez avec le déploiement de l’environnement Azure Virtual Desktop en utilisant là encore la barre de recherche du portail Azure :

Cliquez-ici pour commencer la création du pool d’hôtes Azure Virtual Desktop :

Choisissez le type Personnel pour l’environnement AVD, puis cliquez sur Suivant :

Confirmez la sécurité de la VM comme ceci :

Choisissez dans la liste des images Microsoft l’image Windows 11 version 22H2, sélectionnez une VM de Séries Dsv5, puis cochez la case Hibernation :

Joignez vos VMs AVD à Entra ID, puis cliquez sur Suivant :

Créez un espace de travail AVD, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création des ressources puis attendez environ 10 minutes :

Une fois le déploiement d’Azure Virtual Desktop entièrement terminé, cliquez-ici pour continuer sa configuration des rôles RBAC :

Ajoutez-y les 3 rôles RBAC suivants à un utilisateurs de test AVD et à l’application Azure Virtual Desktop :

Nous devons rajouter un rôle Azure RBAC pour permettre à Azure Virtual Desktop (ou anciennement Windows Virtual Desktop) de pouvoir allumer et éteindre les VMs AVD :

De retour sur votre pool d’hôte AVD, activez l’option de SSO dans les propriétés RDP, puis cliquez sur Sauvegarder :

Ajoutez le scaling plan qui pilotera la VM individuelle selon les besoins de connexion, puis cliquez sur Créer :

Donnez-lui un nom, placez-le dans la même région Azure que votre pool d’hôtes AVD, puis cliquez sur Suivant :

Ajoutez un ou plusieurs plannings selon vos besoins, sachant qu’une journée de la semaine ne peut être présent que dans un seul planning.

L’onglet suivant reprend le fuseau horaire du premier onglet et vous demande de renseigner les champs ci-dessous, puis de cliquer sur Suivant :

  • Heure de début : heure correspondant au début de la phase.
  • Démarrage de la VM : permet à l’utilisateur de pouvoir démarrer une VM éteinte pendant la phase. Cette option prend le pas sur la configuration renseignée dans le pool d’hôtes.
  • VMs à démarrer : propose de démarrer automatiquement des VMs si nécessaire dès le début de la phase, ou pas.
  • Paramètres de déconnexion : permet d’effectuer l’hibernation ou non.
  • Paramètres de fermeture de session : permet d’effectuer l’hibernation ou non

Renseignez les mêmes options que pour la phase précédente, puis cliquez sur Suivant :

Renseignez les mêmes options que pour la phase précédente, puis cliquez sur Suivant :

Renseignez les mêmes options que pour la phase précédente, puis cliquez sur Ajouter :

Cliquez sur Suivant pour continuer :

Rattachez votre pool d’hôtes à la configuration en n’oubliant pas de cocher la case pour l’activer, puis cliquez ici pour lancer la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, cliquez sur Créer pour valider la configuration :

Attendez 1 minute que la configuration soit déployée :

Notre environnement AVD combiné à l’hibernation est enfin prêt, il ne nous reste plus qu’à utiliser un utilisateur pour tester les différentes phases de ce nouvel état.

Etape III – Test de l’hibernation :

Dans mon environnement de démonstration AVD, la machine virtuelle individuelle est déjà démarrée.

Depuis votre poste, téléchargez le client Remote Desktop depuis cette page officielle Microsoft, puis ouvrez l’application avec votre utilisateur de test AVD :

Lancez l’application de bureau à distance, puis authentifiez-vous encore une fois avec un compte AVD de test :

Validez la délégation en cliquant sur Oui :

Ouvrez une ou plusieurs applications sans enregistrer les travails effectués :

Fermez la session AVD en utilisant la croix du bureau à distance :

Confirmez le choix de déconnexion en cliquant sur OK :

A ce moment précis, la machine virtuelle AVD est toujours en statut Disponible :

Environ 10 minutes plus tard, son statut commence à changer :

Environ 1 minute plus tard, son statut AVD bien changé :

De retour dans la listes des machines virtuelles Azure, le statut d’hibernation est bien confirmé :

Afin de confirmer le bon retour des programmes ouvert, recliquez à nouveau sur l’application de bureau à distance, puis attendez le démarrage effectif de la VM AVD :

Environ 2 minutes plus tard, la session Windows se réouvre alors avec les programmes précédemment ouverts et non sauvegardés :

Conclusion :

La fonction d’hibernation annoncée il y seulement quelques jours est un atout non négligeable dans la gestion offline de machine virtuelle. Aucun doute que ce statut est plus pratique que l’arrêt complet dans un environnement Azure Virtual Desktop. Les utilisateurs de machines AVD individuelles seront sans aucun doute ravi ne pas devoir fermer et ouvrir toutes leurs applications tous les jours 😎

❄️Faites hiberner vos VMs ⛄

Peu importe l’architecture IT choisie, celle-ci coûtera toujours « trop cher » aux yeux de clients potentiels. Le Cloud n’échappe pas à cette règle, et demande donc tous les efforts possibles pour maitriser au mieux les coûts des ressources déployées. Microsoft annonce en préversion publique une fonctionnalité dédiée à la mise en veille des machine virtuelles : l’hibernation.

Qu’est-ce que l’hibernation ?

Hibernation : état d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant l’hiver. Durant l’hibernation, les animaux ralentissent leur métabolisme jusqu’à des niveaux très bas, abaissant graduellement la température de leur corps et leur taux respiratoire, et puisent dans les réserves de graisse du corps qui ont été stockées pendant les mois actifs.

Wikipedia

Azure voit les VMs de la même manière que les mammifères 🤣:

  • Lorsqu’on hiberne une VM Azure : ce dernier échange avec l’OS afin de stocker le contenu de la mémoire de la VM sur le disque du système d’exploitation, puis désalloue la VM.
  • Lorsque la VM est redémarrée et sort d’hibernation : le contenu de la mémoire est retransféré du disque OS vers la mémoire. Cela permet alors de retrouver les applications et processus en cours d’exécution.

Combien coûte une machine virtuelle démarrée ?

Pour rappel, les coûts d’une machine virtuelle avaient déjà été détaillés dans cet article : Comprenez les coûts d’une ressource Azure.

En quelques lignes, une machine virtuelle allumée regroupe les principaux coûts suivants :

  • Le Calcul (CPU/Mémoire): le coût du service calcul va dépendre de sa taille, donc de sa technologie, de son nombre de coeurs et de sa taille de mémoire.
  • Le Stockage (Disques): Bien souvent, de l’information a besoin d’être stockée dans une architecture. Qu’elle soit utilisée par le service de calcul, mise à disposition pour des accès externes ou pour des besoins de sauvegarde, le stockage disposera généralement de 3 variables : taille (Go; To), débit (Mo/sec; Go/sec) et puissance transactionnelle (IOPS).
  • Le Réseau (Carte réseau): Une VM Azure a besoin de communiquer avec des utilisateurs ou d’autres ressources IT. Comme pour le stockage, la tarification réseau repose sur des variables : taille de la bande passante et le volume de données en transition.
  • La licence logicielle (OS): Là encore, la VM Azure sera souvent exploitée par un système d’exploitation et/ou logiciel, dont certains fonctionnent sous licence payante. Dans l’exemple des licences Microsoft, comme Windows Server ou SQL Server, la tarification Azure repose sur la taille du service de calcul, comme le nombre de coeurs des machines virtuelles.

Combien coûte une machine virtuelle éteinte ?

Une machine virtuelle même si les ressources sont désallouées coûte toujours :

  • Le Stockage (Disques) est une resource constamment allouée.
  • Le Réseau (Carte réseau): certaines ressources, comme les adresses IP publiques, peuvent être constamment allouées.

Combien coûte une machine virtuelle en hibernation ?

De la même manière que dans un état désalloué, la machine virtuelle continuera de coûter pour le stockage utilisé par les disques et aussi certaines ressources réseaux.

Pourquoi utiliser l’hibernation au lieu d’éteindre la VM ?

Microsoft nous détaille des scénarios envisageables pour ce mode Pause :

Les postes de travail virtuels, le développement/test et d’autres scénarios où les machines virtuelles n’ont pas besoin de fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les systèmes dont les temps de démarrage sont longs en raison d’applications gourmandes en mémoire.

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Quelles sont les VMs compatibles avec le mode Hibernation ?

Plusieurs limitations à l’hibernation sont ainsi actuellement en vigueur, et vont certainement évoluer par la suite :

  • Ne s’active pas sur des VMs déjà déployées
  • Aucun redimensionnement SKU possible sur des VMs ayant la fonctionnalité hibernation
  • Fonction d’hibernation est non désactivable après l’activation
  • Limitations de compatibilité selon l’OS :
    • Linux (dépourvue de Trusted Lunch) :
      • Ubuntu 22.04 LTS
      • Ubuntu 20.04 LTS
      • Ubuntu 18.04 LTS
      • Debian 11
      • Debian 10 selon noyau
    • Windows (page file hors disque D):
      • Windows Server 2022
      • Windows Server 2019
      • Windows 10/11 (Pro / Enterprise / multisession)
  • Uniquement certains SKUs supportent actuellement l’hibernation :
    • Dasv5-series
    • Dadsv5-series
    • Dsv5-series
    • Ddsv5-series

Important : Comme pour une VM désallouée, le risque est toujours présent lors du redémarrage si la VM hibernée, car elle nécessite des ressources potentiellement non disponibles à l’instant T.

Afin de se faire une meilleure idée sur l’hibernation d’Azure, je vous propose de réaliser un petit exercice combinant 2 exemples de VMs. Nous allons détailler toutes les étapes nécessaires, de la configuration aux tests :

Etape 0 – Rappel des prérequis :

Pour réaliser cet exercice sur l’hibernation de machines virtuelles Azure, il vous faudra disposer des éléments suivants :

  • Un tenant Microsoft
  • Une souscription Azure valide

Etape I – Préparation de l’environnement Azure :

Avant de pouvoir tester cette fonctionnalité toujours en préversion, il est nécessaire d’activer cette dernière sur la souscription Azure concernée.

Pour cela, rendez-vous dans le portail Azure, sur la page des fonctionnalités en préversion de votre souscription, puis effectuez une activation en recherchant celle-ci comme ci-dessous :

Attendez environ une minute que votre demande soit acceptée par Microsoft :

La notification suivante vous indique alors le succès de l’opération :

La suite consiste maintenant à créer une première machine virtuelle compatible et avec l’hibernation activée.

Etape II – Création d’une machine virtuelle compatible :

Pour cela, rechercher le service Machines virtuelles sur le portail Azure :

Cliquez-ici pour commencer la création de la première machine virtuelle :

Renseignez les informations de base relatives à votre VM en choisissant bien une image OS Windows 11 Pro, puis cliquez ici pour afficher les tailles de VMs :

Choisissez la taille de votre VM parmi l’une des séries suivantes :

  • Dasv5-series
  • Dadsv5-series
  • Dsv5-series
  • Ddsv5-series

Si la case d’hibernation est toujours grisée, attendez encore 10-20 minutes avant de retenter l’opération de création :

Si la case d’hibernation est disponible, cochez celle-ci, définissez un compte administrateur local, bloquer les ports entrants, cochez la case concernant le droit de licence, puis cliquez sur Suivant :

Aucune modification n’est à faire sur cet onglet, cliquez sur Suivant :

Créez un nouveau réseau virtuel, retirez l’adresse IP publique, puis cliquez sur Suivant :

Décochez l’extinction automatique de la machine virtuelle, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création de la première VM, puis attendez environ 3 minutes :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour consulter votre première machine virtuelle :

Consultez l’extension automatiquement installée sur votre VM pour rendre fonctionnel l’Hibernation d’Azure :

Cliquez-ici pour déclencher le déploiement du service Azure Bastion :

Attendez environ 5 minutes qu’Azure Bastion soit déployé pour continuer cet exercice :

La notification suivante vous indique alors le succès de la création d’Azure Bastion :

Notre première machine virtuelle est enfin prête. Afin de bien mesurer l’impact de l’hibernation d’Azure, connectons-nous à la VM pour y ouvrir différents programmes.

Etape III – Test de l’hibernation :

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la VM :

Attendez que la session Windows 11 s’ouvre avec le compte local :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Accepter :

Ouvrez plusieurs applications sans enregistrer les travails effectués :

Rendez-vous sur la page Azure de votre machine virtuelle, puis cliquez sur Hiberner :

Confirmez votre choix en cliquant sur Oui :

Attendez environ 1 minute :

La session ouverte via Bastion se retrouve alors automatiquement déconnectée, cliquez sur Fermer :

La notification suivante vous indique alors le succès de l’opération d’hibernation :

Un nouveau statut apparaît alors sur votre première machine virtuelle :

Afin de redémarrer la première VM, cliquez-ici :

Attendez environ 1 minute que la première VM soit redémarrée :

Réouvrez à nouveau une session via Azure Bastion avec les mêmes identifiants :

Constatez la réapparition des applications ouvertes avec les travails non enregistrés :

Cette première étape nous montre la facilité de mise en place de l’hibernation et l’intérêt potentiel pour les charges de travail variables ou discontinues.

Continuons cet exercice avec une seconde machine virtuelle créée cette fois-ci sans l’option d’hibernation.

Etape IV – Création d’une machine virtuelle incompatible :

Renseignez les informations de base relatives à votre seconde VM en choisissant bien une image OS Windows 11 Pro, puis en ne cochant pas la case hibernation :

Une fois la seconde VM créée, vérifiez que la fonction Hiberner est bien grisée pour celle-ci :

Ouvrez la page Azure du disque OS de celle-ci afin de créer un snapshot de ce dernier :

Renseignez les informations de base relatives à votre snapshot, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création du snapshot, puis attendez environ 1 minute :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour consulter le snapshot de votre disque :

Cliquez-ici pour créer un nouveau disque OS à partir de ce snapshot :

Renseignez les informations de base relatives à ce nouveau disque OS, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création du disque OS, puis attendez environ 1 minute :

Continuons avec une troisième machine virtuelle créée cette fois-là avec l’option d’hibernation :

Arrêtez cette troisième machine virtuelle via la fonction d’arrêt :

Confirmez votre choix en cliquant sur Oui :

Toujours sur cette troisième VM, allez sur la page des disques afin de basculer vers le disque précédemment généré depuis le snapshot de la seconde VM :

Choisissez le seul disque disponible et issu du snapshot, puis cliquez sur OK :

La notification suivante vous indique alors le succès de l’opération de bascule des disques OS :

Redémarrer la troisième machine virtuelle Azure :

Une fois redémarrée, vérifiez la présence de la fonctionnalité Hiberner :

Consultez l’extension installée sur votre troisième VM :

Afin de vérifier que l’hibernation Azure fonctionne bien sur cette nouvelle VM issue du snapshot de la seconde, connectons-nous à celle-ci pour y ouvrir différents programmes.

Etape V – Test de l’hibernation :

Ouvrez une session de bureau à distance via Azure Bastion en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la seconde VM :

Attendez que la session Windows 11 s’ouvre avec le compte local :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Accepter :

Ouvrez une ou plusieurs applications sans enregistrer les travails effectués :

De retour sur la page Azure de votre troisième machine virtuelle, puis cliquez sur Hiberner :

Confirmez votre choix en cliquant sur Oui :

Encore une fois, la session ouverte via Bastion se retrouve automatiquement déconnectée, cliquez sur Fermer :

La notification suivante vous indique alors le succès de l’opération d’hibernation :

Le statut apparaît alors sur votre troisième machine virtuelle, cliquez-ici afin de la redémarrer :

Attendez environ 1 minute que la VM soit redémarrée :

Réouvrez à nouveau une session via Azure Bastion avec les mêmes identifiants :

Constatez là encore la réapparition des applications ouvertes et les travails non enregistrés :

Conclusion

La fonction d’hibernation marque ici une vraie différence dans la gestion offline de machine virtuelle. Plus pratique que l’arrêt complet dans bon nombre de situations, l’hibernation pourrait devenir la norme en s’intégrant de la manière native dans beaucoup de service Azure, comme les groupe de machines virtuelles identiques ou encore Azure Virtual Desktop.

Attendons de voir la suite 😎💪

Azure Virtual Desktop + GPU = 🏎️

Cela faisait longtemps que je voulais tester une machine virtuelle disposant d’une carte graphique puissante dans un environnement Azure Virtual Desktop. Il arrive que des besoins graphiques soient présents dans certains projets. Il est actuellement impossible de les satisfaire via Windows 365, mais Azure Virtual Desktop ne dit pas son dernier mot ! Presque tous les types de machine virtuelles Azure y sont disponibles.

Commençons par quelques rappels qui ne nous feront pas de mal 😎

Qu’est-ce qu’une machine virtuelle Azure ?

Vous pouvez lire mon article dédié aux VMs Azure ou regarder cette vidéo en français :

Qu’est-ce qu’une machine virtuelle GPU Azure ?

L’idée est la même que pour une machine virtuelle classique, avec en plus une ou plusieurs cartes graphiques adaptées selon les besoins des utilisateurs :

Les tailles de machine virtuelle au GPU optimisé sont des machines virtuelles spécialisées disponibles avec des GPU uniques, multiples ou fractionnaires. Ces tailles sont conçues pour des charges de travail de visualisation, mais également de calcul et d’affichage graphique intensifs.

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Quels sont les GPUs disponibles sur Azure ?

Comme pour les autres machines virtuelles, les VM avec GPU sont organisées sous forme de séries, dont voici quelques exemples :

Peut-on créer une machine virtuelle GPU dans toutes les régions Azure ?

Malheureusement non, certaines régions ne disposent pas de VMs GPU, ou seulement certains SKUs y sont disponibles :

Pour nous aider, Microsoft a mis à disposition une page de documentation dédiée aux VMs GPU sous Azure Virtual Desktop. Plusieurs sujets y sont justement abordés :

Comme bien souvent, Dean Cefola de l’Azure Academy a lui-aussi posté il y a quelques années une vidéo YouTube parlant de ce sujet très intéressant :

Afin de se faire une meilleure idée sur le rendu possible de l’ensemble GPU + AVD, je vous propose de réaliser un petit exercice combinant ces 2 services. Nous allons détailler toutes les étapes nécessaires de la configuration aux tests de plusieurs applications :

Etape 0 – Rappel des prérequis :

Pour réaliser cet exercice sur les VMs GPU via Azure Virtual Desktop, il vous faudra disposer de :

  • Un tenant Microsoft
  • Une souscription Azure valide

Note importante : pour effectuer des tests GPU sur Azure, une souscription MSDN ne sera pas acceptée.

En effet, les machines virtuelles graphiques sont restreintes et le Support de Microsoft n’a pas souhaité octroyer des quotas sur ma souscription Azure MSDN. J’ai donc utilisé une souscription Azure payante pour réaliser ces tests GPU.

Etape I – Préparation de l’environnement Azure :

Comme indiqué précédemment, les souscriptions Azure sont restreintes dans la création de machines virtuelles dédiées aux besoins graphiques :

Cela est permet d’éviter un engorgement inutile de ces VMs très spécifiques, mais également les mauvaises surprises au moment de recevoir la facture Azure.

Il est donc nécessaire de relever le quota d’une des séries de VMs GPU pour réaliser cet exercice. Dans mon cas, je suis parti sur la série Standard NCASv3_T4.

Pour cela, rendez-vous dans le portail Azure, puis sur la page des quotas de votre souscription Azure, puis effectuez une demande d’élévation des quotas, en cliquant à droite sur la série de VMs de votre choix :

8 vCPU me semblent suffisant pour créer une ou deux petites machines virtuelles GPU.

Attendez environ une minute que votre demande soit acceptée par l’IA de Microsoft :

Nous voici maintenant autorisé à créer 2 VMs GPU Standard NC4as T4 v3, équipées chacune d’un processeur AMD EPYC 7V12 et d’une carte graphique NVIDIA Tesla T4.

Continuons maintenant à créer une première VM GPU dans le but de préparer une image modèle pour Azure Virtual Desktop.

Etape II – Création d’une machine virtuelle GPU :

Pour cela, rechercher le service Machines virtuelles sur le portail Azure :

Cliquez-ici pour commencer la création de la machine virtuelle :

Renseignez les informations de base relatives à votre VM en choisissant bien une image OS Windows 11 en version 22H2 :

Choisissez la taille Standard NC4as T4 v3, puis définissez un compte administrateur local :

Bloquer les ports entrants, car nous utiliserons le service Azure Bastion, cochez la case concernant le droit de licence, puis cliquez sur Suivant :

Aucune modification n’est à faire sur cet onglet, cliquez sur Suivant :

Créez un nouveau réseau virtuel, retirez l’adresse IP publique, puis cliquez sur Suivant :

Décochez l’extinction automatique de la machine virtuelle, puis lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez la création des ressources de la VM GPU, puis attendez environ 5 minutes :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici pour consulter votre machine virtuelle GPU :

Cliquez-ici pour déclencher le déploiement du service Azure Bastion :

Attendez environ 5 minutes qu’Azure Bastion soit déployé pour continuer cet exercice :

Une fois qu’Azure Bastion a fini son déploiement, ouvrez une session de bureau à distance via ce dernier en utilisant les identifiants administrateurs renseignés lors de la création de la VM GPU :

Cliquez sur Suivant :

Cliquez sur Accepter :

La machine virtuelle est enfin déployée et accessible. Intéressons-nous maintenant à la configuration additionnelle que requière une VM GPU.

Etape III – Post-configuration GPU 1/2 :

Pour que la carte graphique soit pleinement exploitée, il est nécessaire d’installer un pilote adapté. Microsoft en parle juste ici.

Par un clic droit sur le menu Démarrer, ouvrez le Gestionnaire des périphériques Windows :

Notez l’absence de la carte NVIDIA Tesla T4, et la présence d’une carte graphique encore non identifiée dans les autres périphériques :

Comme Microsoft le propose dans sa documentation, Azure propose d’installer un pilote adapté à votre carte graphique au travers d’une extension à votre machine virtuelle :

Les extensions de machines virtuelles Azure sont de petites applications qui permettent de configurer les machines virtuelles après leur déploiement.

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Dans notre cas, l’extension de pilote GPU NVIDIA pour Windows installera les pilotes GPU appropriés à votre NVIDIA Tesla T4.

Pour installer cette extension, rendez-vous sur le menu suivant de votre machine virtuelle, puis cliquez sur Ajouter :

Choisissez dans la liste le pilote GPU dédié aux cartes graphiques NVIDIA :

Lancez la validation Azure :

Une fois la validation Azure réussie, lancez l’installation de l’extension :

Attendez environ 1 minute :

Une fois le déploiement terminé, cliquez-ici :

Constatez le bon provisionnement de votre extension GPU NVIDIA :

Retrouvez cette même information sur la page de votre machine virtuelle Azure :

Retournez sur le Gestionnaire des périphériques Windows afin de constater le changement :

Notez malgré tout la date assez ancienne du pilote de la carte graphique NVIDIA :

Ouvrez également le Gestionnaire des tâches Windows afin de constater l’absence de métriques dédiés au GPU :

Il semble assez évident que l’extension disponible sur Azure n’est pas des plus à jour pour poursuivre, et risque peut-être même de dégrader les performances lors des tests.

Aussi je vous propose de lire la page suivante de la documentation Microsoft et concernant l’installation des pilotes sur les machines virtuelles graphiques hébergées sur Azure :

Sur cette page, il en ressort que la carte graphique Standard NC4as T4 v3 supporte elle-aussi le pilote GRID en version 16.1, compatible Windows 11 et facilement téléchargeable par ce lien.

Une fois téléchargé sur votre VM GPU, ouvrez l’installeur du pilote GRID :

Confirmez le dossier de décompression au niveau local :

Attendez environ 30 secondes que la décompression se termine :

L’installation du Pilote GRID démarre alors automatiquement :

Après une rapide vérification système, cliquez sur Accepter et Continuer :

Cliquez sur Suivant :

Constatez la suppression des pilotes NVIDIA apportée par l’extension de machine virtuelle :

Attendez environ 2 minutes que l’installation se termine :

Une fois l’installation terminée avec succès, cliquez sur Fermer :

Rouvrez le Gestionnaire des tâches Windows afin de constater l’apparition d’une section GPU :

Rouvrez le Gestionnaire des périphériques Windows afin de constater le changement de la date du pilote de la carte graphique NVIDIA Tesla T4 :

L’utilitaire nvidia-smi nous confirme les mêmes informations :

La première partie de la configuration GPU est enfin terminée. D’autres optimisations déjà rappelées sur cette page Microsoft doivent également être mise en place pour une bonne prise en charge de la session de bureau à distance.

Etape IV – Installation d’applications de test :

Afin d’effectuer quelques tests graphiques, je vous propose d’installer 2 applications sur votre image AVD :

  • AutoCAD : logiciel de conception assistée par ordinateur en 2D et 3D payant, mais disponible en version d’essai juste ici. La création d’un compte est nécessaire chez AutoDesk pour obtenir cette version d’essai.
  • FurMark : logiciel de stress-test léger mais très intensif pour les cartes graphiques et les GPU sur la plate-forme Windows.

Installation d’AutoCAD :

Une fois sur la page web des essais, cliquez-ici pour définir une utilisation personnelle d’AutoCAD, puis cliquez sur Suivant :

Choisissez la version d’AutoCAD souhaitée, puis cliquez sur Suivant :

Ouvrez l’installateur web téléchargé par le ce lien :

Attendez environ 30 secondes que la décompression se termine :

L’installation d’AutoCAD s’ouvre alors :

Définissez le dossier d’installation d’AutoCAD, puis cliquez sur Installation :

Attendez environ 10 minutes le temps qu’AutoCAD s’installe sur votre machine virtuelle :

Une fois l’installation correctement terminée, cliquez-ici pour fermer le programme :

Installation de FurMark :

Continuer avec l’installation de FurMark, disponible sur cette page :

Cliquez-ici pour lancer l’installation de FurMark :

Une fois l’installation terminée, décochez les cases, puis cliquez sur Terminer :

Notre image AVD est maintenant terminée. Il ne nous reste plus qu’à Généraliser notre machine virtuelle afin de pouvoir l’importer dans Azure Virtual Desktop.

Etape V – Préparation du modèle AVD :

Pour cela, lancez la commande Sysprep :

Ouvrez le programme Sysprep :

Configurez-le comme ceci, puis cliquez sur OK :

Attendez que Sysprep commence le travail de nettoyage :

Constatez la fermeture de la session de bureau à distance ouverte via Azure Bastion, puis cliquez sur Fermer :

Une fois la machine virtuelle en statut Arrêtée, cliquer sur Arrêter afin d’en changer le statut en Arrêtée (désallouée)